Cover of the cultural guide of Haaretz/Herald tribune, March 2007

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Cover of the cultural guide of Haaretz/Herald tribune, March 2007
Cover of the cultural guide of Haaretz/Herald tribune, March 2007
Au chœur de l’hiver
The Winter Family, hiératique duo franco-israélien, en concert ce soir à Paris, à l’église Saint-Sulpice.
C’était en mars dernier. Du fond de la nef de la sévère église Sainte-Elisabeth-de-Hongrie, perforant le
silence, parvient un long bourdon d’orgue. Devant l’autel, une fragile silhouette, les cheveux sombres
tressés, belle, pâle, lève ses minces bras blancs. Sa voix grave pétrifie l’auditoire. Les mots surgissent
comme un torrent tumultueux ou un ruisseau apaisant. Elle déclame, incante, psalmodie, murmure,
transporte, irradie. Sa complainte chargée d’une tristesse et d’une compassion infinies semble venir de
la nuit des temps. Elle conte des paraboles bibliques, des histoires d’errance, de frères ennemis, de
jalousie, de peine et de souffrance. D’amour aussi. Elle raconte la guerre, les blessés de la vie, les
enfants sacrifiés, mime le bruit des obus qui explosent. En anglais ou en hébreu, sa voix inconsolable
glisse imperceptiblement sur les boucles entêtantes de l’orgue ou de l’harmonium. La «messe»
s’achève en apothéose, dans le chant vrombissant des grandes orgues et finit dans un cri : «Nous les
vivants !» On en sort converti à la Winter Family.
Valise. Elle, c’est Ruth Rosenthal. De près, elle n’est pas moins intimidante, avec ses grands yeux
clairs. Elle est israélienne, a grandi à Jérusalem, «ville morte», avant de déménager à Jaffa l’arabe,
banlieue de Tel-Aviv. C’est chez elle qu’il est venu frapper, avec sa valise. Il ne l’avait vue qu’une
fois, dans une fête chez des amis communs. Lui, c’est Xavier Klaine, Lorrain ténébreux de Maxéville,
premier prix de piano au conservatoire, DEA de géopolitique, spécialiste de l’Asie centrale, ancien
bassiste du groupe de grindcore nancéen Blockheads. Elle lui a proposé de rester, à condition de
composer la musique sur l’un de ses projets.
Depuis, ils ont emménagé à Paris, enregistrent dans un parking où s’entassent les encombrants
instruments : piano, harmonium indien, harmonium d’église centenaire, célesta qu’il a fait restaurer.
Ensemble, ils improvisent. Il joue la casquette enfoncée sur les yeux, la tête dans le clavier. Elle se
coule dans les nappes minimales qu’il lui confectionne. «Je crois que c’est la seule personne qui puisse
faire quelque chose sur ma musique», dit-il.
Ruth n’avait jamais «chanté» auparavant. Elle écrit des textes, évolue dans le milieu du théâtre, de la
marionnette, lit énormément. Lui est revêche, dit ne pas écouter de musique. Ses proches lui suggèrent
Steve Reich ou Charlemagne Palestine. Il renâcle. Seuls Berio et Ligeti trouvent grâce à ses yeux,
ainsi que NTM, «le seul groupe français qui vaille le déplacement» et Bach, qu’il «vénère».
Cosmique. De musique, il sera peu question durant la rencontre, les deux préférant parler histoire,
politique. Difficile d’y échapper quand on est né en Israël. «Mes textes sont plutôt politiques que
religieux. Evidemment, je suis contre l’occupation et la manipulation des esprits, mais je ne veux pas
être un porte-parole. En même temps, je ne peux éviter le sujet.» Ruth n’a pas fait son service militaire
obligatoire, jugée inapte parce que trop fluette. On essaye de deviner d’où vient sa contagieuse
mélancolie, elle n’en dira mot, trop pudique. «Je suis née au printemps, c’est pourquoi cela m’a pris
tant de temps pour trouver ma famille réelle, ma vraie famille, ma famille d’hiver [my winter family]»,
écrit-elle. Cette sensibilité exacerbée affleure dans tous ses textes, cette volonté aussi «de ne pas
refuser cette tristesse, ça fait partie de la vie» dit Xavier. Dans Auschwitz, fable dite sur un ton
faussement enjoué, elle parle d’un jouet d’enfant, une boule à neige : la neige synthétique retombe sur
des gens dévêtus en train de mourir. «Je ne suis pas très disco», chuchote-t-elle.
Leur double album, un CD noir et un autre blanc, réunit le travail de deux ans. Il a été enregistré in
situ, souvent en une seule prise, dans un club à Tel-Aviv, l’appartement de Jaffa, le parking parisien et
des églises. Ce soir, ils jouent dans la crypte de Saint-Sulpice, sans doute l’écrin le mieux adapté à leur
musique sacrée, cosmique. Mais, préviennent-ils, le concert sera très différent de celui de SainteElisabeth.
Marie Lechner, Libération, 14th September 2007
Winter Family, Rock
Des chansons en anglais ou en hébreu, pour dynamiter les murs.
Le groupe s’appelle Winter Family et sort en été un disque idéal pour l’automne et sa
mélancolie contagieuse – les feux de bois, les pulls en laine, la brume et cette lente
dégringolade vers l’obscurité. Murmurées en anglais ou en hébreu par Ruth Rosenthal,
tracassées de toutes parts par des claviers (orgue, piano, harmonium) solennels, ces chansons
ont beau se donner des airs spectraux, irréels et inquiétants, elles sont pourtant de chair et de
sang – de mauvais sang.
Car là où elles ne devraient que planer, en brouillards et vapeurs, elles s’immiscent,
s’installent les pieds sur l’espace, prennent en otage les humeurs de leur douce étrangeté : une
sorte d’euphorie enfantine et soupe-au-lait, qui passe de l’exaltation au silence accablé, de
l’incantation au chuchotis. Car le duo se fait ici trio, invitant constamment le silence à de
longs solos, d’une prodigieuse musicalité. Gothique peut-être, mais gothique flamboyant.
Matthieu Remy, Les Inrockuptibles, September 2007
“The first time I saw Winter Family, was on june 2006 in a gallery in Paris. I remember the
collection of instruments brought especially for the occasion: a piano, an Indian harmonium,
and an ancient more then a hundred years old, priceless instrument, a pump organ, threaten to
crack.
I remember to have wondered whether Ruth and Xavier had the least idea of the size of the
space in which they were going to perform or the number of spectators who could get into it.
Since then I’ve already understood that these kinds of questions does not come to their mind
nor break their spirit. The minute that we look at Ruth and her voice detach the silence it is
quite clear that these ‘earthly’ considerations have none of the importance.
Unmercifully the low voice of Ruth is one that contains all the pain of the world, and, thanks
to some imaginary pedal, let the tonality of despair sustain in you. Ruth radiates and absorbs
all that surrounds her: a black sun.
To listen to her delivers her texts, in turns in Hebrew and English, it is to listen to the message
of a frail Pythia, attracting as a magnet by the power of her own absence.
To see Winter Family (which is still a rare occasion) is like a strange shortcut to an
improbable concert of Laurie Anderson accompanied by Charlemagne Palestine. Acquainted
to the classics, Xavier, hidden behind his keyboards, knows his minimalism in the tip of his
nails.
Difficult to escape from the evident and aristocratic references as from the beauty of his
visceral mess, and the notes he librates from his instruments.
Winter Family plays music as few people dare or even think of playing: humbly but absolute,
it jitters the belly but resulted calmly like people with faith.”
ali_fib gigs
Guillaume Sorges, Uovo Magazine (interview & sampler), June 2008
Where Did You Go My Boy? (Marienbad Records)
Haast geruisloos – met een kleine zachte plof, meer niet – was ze in mijn bus gevallen. Een
dubbelschijfje verpakt in een glanzend zwart hoesje met Sub Rosa op de rug gedrukt, nog
steeds een kwaliteitsmerk dat zijn gelijke amper kent. Twaalf verhalen, fabels over zwerven,
over ontdekken, over vinden en verliezen. Het is de stijlvolle combinatie van de intimistische
klankwereld van Xavier Klaine en de melancholische vertellingen van Ruth Rosenthal die
Winter Family maakt tot wat het is: een fabel over verliezen en vinden. De missing link
tussen Diamanda Galás en Laurie Anderson is met Winter Family gevonden. Het leven is een
aaneenschakeling van toevalligheden, een waarheid die als een schaduw over Klaine en
Rosenthal hangt. Vier lange jaren heeft het geduurd voor hun titelloze debuut het licht zag.
Het rusteloze zoeken, improviseren en opnieuw, steeds weer opnieuw beginnen kleurt sterker
dan we vermoeden de plaat. Een zwaarwichtige basis waar soms een schaars, straaltje zon
doorheen glijdt. De opvolger is ondertussen bijna af. Meer als een volwaardige aanvulling,
dan als een tussendoortje brengt het duo eerst een vinylversie van hun debuutplaat uit op het
jonge Parijse label Marienbad. Omdat vinyl nu éénmaal beter past bij de warme klankkleur
van hun platen. Drie nummers sneuvelden in deze nieuwe versie, maar de oorspronkelijke
kracht, intimiteit blijft overeind. Ingetogen, beheerst, even doorbroken door ‘Auschwitz’, het
lichtvoetige nummer dat een plaatsje verwierf op onze Mind The Gap compilatie (72, als u
van feiten en getallen houdt). Als extra bonus krijgt u ook nog een Dvd met twee kortfilms
toe. Gloednieuw is deze ‘Where Did You Go My Boy?’ niet, toch zorgt de mooie verpakking
en de twee kortfilms ervoor dat het meer is dan een veredeld tussendoortje. Mooi werk, het is
uitkijken naar de opvolger. Binnenkort, zo is ons verteld. Winter Family speelt op maandag 8
september op het Klarafestival te Brussel.
Peter Deschamps, Gonzo Circus, August 2008
Winter Family are Israeli artist Ruth Rosenthal (voice) and French musician Xavier Klaine
(piano, harmonium, organ). A simple enough division of powers. But for all the implied
minimalism of this musical seance, there's an intangible aura – an extra member – at play.
Whether its the opening key tinkering of Klaine elevating the English and Hebrew
convolution of Rosenthal's texts for 'Garden', or that perpetual harmonium drone permeating
'Psaume' the various combined elements have a strangely comforting yet eerie quality.
Rosenthal's prose runs the gamut: from life ponderances to fantastical storytelling to political
metaphor. For instance, she concludes the joyful lamentation 'Ray Of Light' thus: "Through a
magic moment between existence and forgetting/I’m just trying to remember/How to live
(how to laugh, how to love)/Until the day we die we're just trying to remember everything we
knew/The second we were born."
On new song 'Omaha' (all but two of the songs on this album are "best moments") she
punctuates her plaintive poem with bomb sounds while Rosenthal plays the winds on Omaha
Beach with his harmonium. 'Auschwitz' matches this song for drama – in a lyrical,
juxtaposing sense – as a hokey-toned Rosenthal recalls her see-through bubble toy with house
containing little people who die each day as they're "not dressed for an eternal snow", but
"nobody cares".
As if the music wasn't enough, the medium is also something to behold. Marienbad Records is
"a young, France-based music label exploring adventurious and secret musics, and which
doesn't publish CDs." What a mission statement.
On this, their debut release, they offer 180g vinyl, a beautiful sleeve with classic beige tone
and map graphic, a link to download mp3 files for better portability, and even a dvd of two
visceral videos 'interpretations' to contemplate. 'New Sun' is a cinematic poem shot near the
Dead Sea in Israel by artists Yael Perlman and Ronald Edzard, while 'Republique' is a filmed
excerpt from a Winter Family concert in Churche Sainte Elizabeth de Hongrie in Paris.
A formidable package and a precedent that Marienbad will no doubt uphold – perhaps even
better – in the years to come.
Amar Patel, www.straightnochaser.co.uk
When a double album starts with the vocalist pouring milk into her coffee and from that
concluding, “I am melting into reality”, then it’s tempting to turn around sharply and paddle
towards shallower waters.
Especially when Ruth Rosenthal’s English and Hebrew intonations are accompanied by
Xavier Klaine sounding like Hades’ lounge act on chill piano, doleful harmonium and
a church organ spilling over with wailing souls; when that track’s called ‘Salting Slug’
and is swiftly followed by another called ‘Auschwitz’. Too much for one sitting, indeed.
Really, each of these distilled essences of dreams and abandonment and wonder and violence
deserves to be savoured sparingly and lingeringly, like a bitter after-dinner mint or the
wearing of crushed velvet robes for moonlit sacrifice. Or is it just me who does that?
Abi Bliss, Plan B, Januray 2008
http://www.nrg.co.il/online/5/ART1/721/445.html
Masha Zur-Gloozman, www.nrj.co.il (hebrew language)
Israeli artist Ruth Rosenthal and French musician Xavier Klaine stare straight into sheaves of
concrete poetry that look like pools of water shimmer, which bisect the flow of augmented
duration organ chords and somber piano motifs. Rosenthal’s elliptical narrative, which is sung
and spoken in english and hebrew, is an insistent stream of innuendo’s and confessions that is
as nauseating as it is hypnotic. Over two discs, the cadence and pulse of pieces is suggestive
of the dull throbbing of temples. ‘Psaume’ focusses on the billowing glide of piano passages
that gently tumble into massed clouds with luminous tones and aching loops.
There is a definite commitment to a form seldom seen; stern, poetic, and clearly embedded in
a gothic tradition, certain spaces still do gravitate towards an unhinged psychic space. This
space knows many forms: ‘So Soon’ enjoys a restricted palette of leaden classical hues; others
brim with a playful exuberance, with ripples and trills emergent with life; while on yet others,
the signature austerity is blown up, rendered grandiose, with protracted metallic clang and
dense vibrational patterns dipped in abject torpor. When the tension of these latter pieces
reaches an exhilarating critical mass, it becomes less coherent, overtly self-indulgent. Owing
to its length, furthermore, many movements are left undeveloped, incomplete, their clumsy
structures and unspecified chilliness lessens the impact of the other elegant lullabies, packed
with the odd effervescent flourish.
Although the pair sketches a music that is often characterized by a slow creeping, and though
they confine themselves to piano, organ, and harmonium, they move too fast and seem
inundated by choices. Clearly, such a project is in need of time for refinement. All the same, it
remains a dense mazelike formation whose corners make for a mysterious and evocative
atmosphere.
Max Schaefer, www.cyclicdefrost.com
(…) Bach, compositeur vénéré par Xavier Klaine, moitié de Winter Family qui fera
bourdonner les grandes orgues de Saint Eustache sur les incantations en hébreu et en anglais
de la magnétique Ruth Rosenthal. Le public, déjà touché par la grâce lors de leurs précédentes
performances à l’église Sainte Elisabeth de Hongrie ou dans la crypte de Saint Sulpice,
devrait finir définitivement bigot.
Marie Lechner, Libération, June 2008
Winter Family is a duo made up of vocalist Israeli Ruth Rosenthal and French musician
Xavier Klaine, who mans the piano, organ, and harmonium. Together, they build up relatively
simple pieces with all the height and gloom of rotting cathedrals. Rosenthal speaks in English
and Hebrew. Klaine takes advantage of the organ’s versatility, while Rosenthal swaps
languages between verses; with these clever change-ups, they reap a diverse crop of ideas
from some pretty simple germs. Each song seems written on a different template (the shortest
is less than two minutes, the longest over thirteen), yet almost all of them convey some aspect
of horror and the agony of remembering. In short, this is some scary shit.
On “Nous Les Vivants” the organ dominates, blasting upward with tyrannical abandon. It’s
almost five straight minutes of climax that confronts the listener with the listening experience
normally expected from a noise CD-R. Hot on its heels is a winsome piano piece reminiscent
of Max Richter’s The Blue Notebooks – the only English lyric sung over the tinkling chords:
“You wish to wash yourself but you can’t.” The clean, loving tones of the piano that appear
later are not enough to cleanse the listener of the prior fury of Klaine’s organ.
“Psaume” (the French word for “psalm”) consists of suffocating, twitchy organ static and
layered, reverbed vocals. It’s wonderful. “Ray of Light / No Bad Animals” takes the same
concept but flips it on its head: it’s a handful of piano notes and a few chords scattered over
Rosenthal’s fable about warring animals. This time the words smother and lacerate while the
music floats, until the end of the song, when they both stumble over each other through a
crescendo.
“Auschwitz” is a barrelhouse piano number about its titular subject. Yes, a number; yes
barrelhouse. The song’s irony is terrifying. It’s narrated by a little girl who tells the story of a
snow globe full of people who are dying because they forgot to bring their coats with them to
a cold place (guess which). Rosenthal keeps up a twee, happy-go-lucky tone throughout,
while the piece bounces on top of a rollicking piano line and the occasional twang of... a
Jew’s harp.
This is decidedly a winter album. I first listened to it this summer when it was hot and I was
pretty terribly in love. I thought it was kinda okay. Now I’m lonely, it’s fucking cold out, and
it sounds revelatory. Sub Rosa gives its artists all the space they want to exercise a concept;
this can lead to albums that feel a little overstuffed or indulgent, but in the case of Winter
Family, it has yielded two discs full of beautiful music. This one should make more year-end
lists than it will.
Split Foster, www.tinymixtapes.com
Debut double CDs are usually greeted as a bit audacious, and it probably should be counted as
doubly-so when the music contained within them could easily be contained on a single platter.
So goes for this self-titled release from spoken word and music duo Winter Family. That's
right, the group finds Israeli artist Ruth Rosenthal and French musician Xavier Klaine
creating minimal pieces that find her words (in both English and Hebrew) mingling with
piano, harmonium, and pipe organ. It's definitely audacious, and quite possibly pretentious,
but amazingly they've managed to put together something that's charming at times and deeply
hypnotic in others.
The release opens with "Salted Slug," and things are pretty dour as minor-key close-mic'ed
piano provides a backdrop for the quiet, breathy words of Rosenthal veer between English
and Hebrew in abstract ways, painting an evocative and strange portrait. "Psaume" is even
better, with droning wheezes of harmonium layered upon one another while words entirely in
Hebrew sound like some sort of mystical and even seductive call.
Considering the somewhat limited palette that the duo works with, they've actually managed
to create a highly varied batch of songs. "Nous Les Vivants" is probably the most overdramatic piece on the entire release, with massive church organs that come crashing down
from above while Rosenthal is at her most theatrical. "Republique" also takes advantage of
said organs, but is much more successful, stretching out over thirteen minutes and playing on
subtle note changes and much more subdued vocal stylings. Oddly enough, the most jaunty
song is the downright odd "Auschwitz," which mixes completely bizarre lyrics with playful
piano melodies and a mouth harp.
That said, the release does have some soft spots. "Just Like We Said" is essentially a
lackluster revisiting of the earlier "Garden" and "So Soon" suffers from a more open livesound recording that feels completely out of place amongst the other pieces. When the group
hits their stride, though, the beauty of their music is simply hard to deny. Both "So Soon" and
"Golden Sword" strip things down to just simple piano melodies and words, but they're
absolutely gorgeous. Like many debut albums, Winter Family is a bit too ambitious in places,
and certainly has a couple stumbles (not to mention the 2CD set, which is a bit annoying
considering the entire release spans just over sixty minutes in total length), but it shows a lot
of promise as well, and is most likely something quite different than anything you've heard
lately.
www.almostcool.org
Déjà loué en ces pages pour leur prestation scénique, le duo Winter Family se produisait à
nouveau à Paris, la semaine de la sortie de leur très réussi premier album, sur Sub Rosa.
Ayant auparavant eu l’occasion de jouer (et même d’enregistrer) dans des églises, les
musiciens choisirent de rééditer l’expérience en se produisant dans la Crypte du Rosaire de
l’Eglise Saint-Sulpice. Devant un public fort nombreux, Ruth Rosenthal et Xavier Klaine
prirent place devant l’autel, accompagné sur quelques morceaux par Olivier Robert et Fabien
Lehalle.
Arc-bouté sur son harmonium ou son piano, Xavier installa plages ou mélodies pendant que
Rut, debout sur le devant de la scène improvisée, alterna spoken word et chant. Passant d’un
titre extrêmement sombre à quelque chose d’un tout petit peu plus léger quand le piano
s’emballe (You Wish), Winter Family tint admirablement la distance tout au long de cette
petite heure de set. En effet, malgré l’instrumentation très épurée, l’ambiance musicale
déployée plutôt pesante, les textes à la noirceur assumée et l’absence quasi-totale de
communication avec le public (c’est sûr, le groupe ne verse pas dans la démagogie
participative), les quelques 300 personnes présentes furent véritablement captivées par une
prestation d’une rare intensité.
La formation se fit particulièrement convaincante dans les morceaux où Xavier était au piano
grâce auquel il pouvait, dans le même temps, proposer phrases mélodiques et frappes
percussives, à même de se mêler avec les coups plus sourds émanant des deux toms (l’un joué
par Ruth, l’autre par un de leurs acolytes). Si, en revanche, on perçut difficilement l’apport de
la basse utilisée par l’autre comparse, on ne put que saluer la manière dont Winter Family
nous offre une musique parfaitement incarnée, que cela passe par l’ampleur et la profondeur
du piano ou par la vigueur du déferlement verbal de Ruth. À cet égard, il convient de mettre
en exergue un morceau dans lequel cette dernière, outre le conte d’une titre histoire, reproduit
avec sa bouche les déflagrations d’explosions ou les pétarades d’une rafale de mitraillette.
Impossible alors d’occulter le parcours du duo, de la naissance de Ruth en Israël à
l’enregistrement d’une partie de l’album dans un club de Tel Aviv, en passant par
l’appartement de Jaffa où les musiciens vécurent un temps. Pour autant, la musique de Winter
Family existe très bien sans ces réminiscences et cette poignante prestation nous le prouva.
François Bousquet, www.etherreal.com
De eindeloze stroom aan reissues van elektronische pioniers die het Brusselse Sub Rosa de
laatste op de markt bracht zou ons haast doen vergeten dat het label ten gepaste tijde ook
nieuw werk uitbrengt. Uit de stapel van releases – size matters bij Sub Rosa, de teller staat
ondertussen op 260 uitgaven – pikten we Winter Family op. Een imponerende samenwerking
tussen de Israëlische Ruth Rosenthal en de Fransman Xavier Klaine. Als we de bijhorende
biografie mogen geloven, was het een huzarenstuk om hun titelloze debuut rond te krijgen. De
opnames gebeurden in verschillende appartementen, een parkeergarage, een club in Tel-Aviv
en een kerk in Lorraine. Het hard labeur is meer dan de moeite waard geweest want ‘Winter
Family’ is een parel van een plaat. Wie referenties zoekt komt uit bij een ingetogen Diamanda
Galas, het pianospel van Ludovico Einaudi, maar vooral bij Laurie Anderson. Niet in het
minst omdat Rosenthal vooral haar teksten debiteert, meestal in het Engels, soms in het
Hebreeuws. ‘Winter Family’ is dan ook een collectie van intimistische verhalen over een
zorgeloze kindertijd, over vergeten dromen, een fabel over mensen. Zelden hebben we een
nieuwe plaat de stempel ‘tijdloos’ meegegeven, maar ‘Winter Family’ verdient het etiket. Erg
mooi en heel ontroerend. (www.subrosa.net)
De missing link tussen Laurie Anderson en Diamanda Galás
Het klepperen van mijn brievenbus, een heerlijk geluid vind ik het. Na al die jaren heeft het
stille bezoek van de postbode nog steeds iets magisch. Die dag tussen Kerst en Nieuwjaar
schoof ik mijn zorgen aan de kant. ‘Winter Family’ was aangekomen.
Haast geruisloos – met een kleine zachte plof, meer niet – was ze in mijn bus gevallen. Een
dubbelschijfje verpakt in een glanzend zwart hoesje. Twaalf verhalen, fabels over zwerven,
over ontdekken, over vinden en verliezen. Het is de stijlvolle combinatie van de intimistische
klankwereld van Xavier Klaine en de melancholische vertellingen van Ruth Rosenthal die de
groep zo uniek maakt. De missing link tussen Diamanda Galás en Laurie Anderson is met
Winter Family gevonden. Het leven is een aaneenschakeling van toevalligheden, een
waarheid die als een schaduw over Klaine en Rosenthal hangt.
Vier lange jaren heeft het geduurd voor ‘Winter Family’ het licht zag. De opvolger voor het
titelloze debuut is ondertussen bijna af. Dat hun eerste plaat op zich liet wachten heeft alles te
maken met de moeilijke omstandigheden waarin Klaine en Rosenthal aan hun muziek konden
werken. Het duo leerde elkaar kennen toen de Fransman Xavier Klaine op bezoek was in
Israël, de thuisbasis van Ruth Rosenthal. Door enkele gemeenschappelijke vrienden kwamen
ze met elkaar in contact. Nauwelijks enkele dagen later beslisten ze om een groep te vormen.
Klaine: “We wisten haast niets van elkaar af, maar toch voelden we beiden aan dat we op
dezelfde golflengte zaten.” Een kleine maand later gaven ze in de Gentse Vooruit hun eerste
concert. Klaine: “Het was meer een improvisatieconcert. We kwamen pas één dag tevoren ter
plaatse aan en hebben toen het volledige optreden voorbereid. Ik herinner me levendig de
stress en de ontlading die ik voelde in Gent.”
Na het concert splitsen hun wegen. Rosenthal vertrekt naar Israël, Klaine keert terug naar
Frankrijk. Wat volgt is een aaneenschakeling van korte ontmoetingen. Grote delen van de
plaat werden opgenomen in een parkeergarage in Parijs, waar Klaine zijn studio had
ondergebracht. Andere opnames werden gemaakt in de appartementen van Klaine en
Rosenthal. Klaine trekt zich ook terug in de kerk van zijn geboortedorp, waar hij gebruik kan
maken van het pijporgel, en hij werkt een tijdlang in een club. Wanneer het duo nu terugkijkt
op het lange, slopende opnameproces, lijkt het vooral een zuiverende en louterende periode
geweest te zijn. Rosenthal: “Net het vele reizen en de lange tijd tussen twee opnamesessies
heeft ‘Winter Family’ sterker gemaakt. Je neemt meer afstand van je werk. Je laat de dingen
los en neemt tijd om na te denken over je muziek. Je bekijkt alles meer van op een
comfortabele afstand. ‘Winter Family’ gaat overduidelijk over ons toenmalige ‘levensritme’.”
Ondertussen maakte Rosenthal van Parijs haar thuisbasis. Al lijkt ze goed te beseffen dat ze
ooit ook hier weer wegtrekt. De wereld is haar dorp.
Op ‘Winter Family’ horen we weinig improvisatie, veeleer enkele sterk uitgebalanceerde
muziekstukken waar alle onderdelen mooi in elkaar passen. Toch speelde improvisatie wel
degelijk een rol bij het maken van de plaat. Klaine: “Ik hou van de directheid van
improvisatie. In onze studio spelen we haast alles live in. Uit die lange sessies puren we dan
de beste stukken. Voor de nieuwe plaat hebben we nu al meer dan zeventig uur muziek
opgenomen.” Het komt ons voor dat het geen sinecure is om uit de vele opnames de juiste
stukken te kiezen. Klaine: “Klopt, kiezen welke muziek we gebruiken is misschien wel het
allermoeilijkste aan het maken van een plaat. Je offert onvermijdelijk altijd iets op. Maar ik
maak me sterk dat we de stukken die niet op de plaat komen, misschien later, binnen een
andere context zullen gebruiken. Het is ook niet zo dat alles wat we maken even waardevol is,
maar elk stuk dat we opnemen is wel een noodzakelijk deel van het creatieproces. Het is de
weg die je moet afleggen om tot het eindresultaat te komen dat je voor ogen hebt.”
De taakverdeling binnen ‘Winter Family’ is duidelijk: Klaine neemt het muzikale luik voor
zijn rekening, Rosenthal schrijft de teksten en kleurt zijn minimalistische muzikale wereld
verder in. Klaine: “Ik hou niet van complexe structuren, ze verbergen vaak de essentie van de
muziek.” Een opmerkelijke uitspraak voor iemand die zijn eerste muzikale stappen zette bij
de grindcoreband Blockhead en basgitaar speelde bij het drum&bass-combo Dj Alix And
Erwin's Conspiracy. “Ik zie geen verschil tussen Blockhead en dat wat ik nu doe. Ook toen
was ik op zoek naar eenvoud en pure klanken. Ik ben altijd op zoek geweest naar de kern van
mijn muziek, alle ballast moet overboord. Voor de nieuwe plaat werken we samen met enkele
gastmuzikanten. Vaak laten we hen niet meer dan enkele noten spelen of houden we van hun
bijdrage slechts een klein gedeelte over. We houden alles wel zuiver, achteraf aanpassen en
editeren doe ik nooit.” Hij zucht even: “Het is opnieuw zoeken naar het evenwicht. Werken
met andere muzikanten heeft overduidelijk een meerwaarde, maar het zorgt ervoor dat onze
muziek minder minimalistisch, minder intiem ook, wordt.”
Opvallend aan Winter Family is de manier waarop de muziek en de gesproken teksten van
Rosenthal, soms in het Engels, soms in het Hebreeuws, elkaar perfect aanvullen. Rosenthal:
”Toch werken we meestal los van elkaar en blijven we elk op ons terrein. Ik ben geen
muzikante, Xavier is geen schrijver. Uiteraard spreken we over onze muziek, maar vooral
over het eindresultaat. Er is geen precieze handleiding bij het samenwerken. Soms heb ik eerst
de tekst af en borduurt Xavier erop verder, maar het kan evengoed andersom.”
De levendige spreekstijl van Rosenthal – zwalpend tussen opgewekt en neerslachtig, nu eens
snel en snedig, dan weer traag en lijzig, soms donker, soms vederlicht – en de verhalen die ze
vertelt, doen overduidelijk denken aan het werk van Laurie Anderson. Klaine: ”Ik luister niet
vaak bewust naar muziek. Ook Ruth heeft geen aanzienlijke platencollectie of grote interesse
in bepaalde artiesten. Er staat wel vaak muziek op bij ons thuis en in een stad als Parijs is
muziek sowieso overal aanwezig. De enige muziek die ik zelf vaak opzet is klassieke
muziek.” Rosenthal: “Pas toen de plaat uit was, wees iemand me erop dat er gelijkenissen zijn
tussen het werk van Laurie Anderson en dat van ons. Ik ben toen op zoek gegaan naar haar
platen want tot voor kort kende ik haar niet eens.”
De mystieke sfeer die het Hebreeuwse ‘Psaume’ en het lang uitgesponnen ‘République’
uitademen, duiden dan weer op nauwe verwantschap met Diamanda Galás. Rosenthal: (ietwat
ongemakkelijk) “Je begrijpt dat ik hier geen oordeel over heb en ons niet wil vergelijken met
Galás. Ze is iemand met een uitzonderlijk talent, die buiten alle categorieën staat. We worden
ook vaak in de hoek van de Gothic geplaatst. Ik begrijp wat men bedoelt, toch voel ik me erg
oncomfortabel bij dat etiket.” Klaine: ”Het komt vooral door de instrumenten die we
gebruiken. Stel dat je onze nummers op gitaar speelt, dan krijg je een heel ander, meer open
geluid.” Licht en duister, het zijn begrippen die vaak opduiken. Maar evengoed is hun muziek
erg toegankelijk en vaak ook speels en lichtvoetig, zoals ‘Auschwitz’. Het verbaast dan ook
niet dat het duo ook muziek maakte voor enkele dansvoorstellingen. Klaine: “Ik houd erg van
de combinatie van dans en onze muziek. Wat je maakt gaat een eigen leven leiden, het krijgt
een visueel verlengstuk en het wordt een stuk tastbaarder.”
‘Winter Family’ werd uitgebracht op het Brusselse Sub Rosa. Het label uit de Belgische
hoofdstad heeft een degelijke reputatie opgebouwd door het heruitbrengen van het werk van
vroege elektronicapioniers als Tod Dockstader en Nam June Paik. Met de serie ‘An
Anthology of Noise & Electronic Music’ bevestigde het zijn toonaangevende status. Ook
wereldmuziek behoort tot het interesseveld van Sub Rosa; de verzamelaars ‘Tibetan Buddhist
Rites from the Monasteries of Buthan Vol. 1 en Vol. 2’ en de recent uitgebrachte ‘Persian
Electronic Music: Yesterday and Today 1966-2006’ zijn ijkpunten voor het genre.
Toch brengt het label ook nieuw werk uit. Het contact met Klaine en Rosenthal kwam
eigenlijk toevallig tot stand. Klaine: “Ik kende geen labels en had geen contacten met mensen
die in de muziekindustrie werken. We hebben via het internet lukraak vijfentwintig labels
gezocht en hebben hun onze plaat opgestuurd. Guy-Marc Hinant van Sub Rosa was de eerste
die reageerde. Hij begreep onmiddellijk welke richting we met Winter Family uitwilden.”
De plaat wordt binnenkort ook op vinyl uitgebracht bij het nieuwe Parijse label Marienbad.
Klaine: “Vinyl past beter bij ‘Winter Family’. Ik houd van het idee dat je een plaat oplegt, iets
anders doet en dan pas naar de tweede kant luistert. Voor de cd wilden we absoluut een
dubbele versie met een witte en een zwarte kant. Er zijn meerdere manieren om naar ‘Winter
Family’ te luisteren.”
Klokslag kwart over acht. Ik herken de klap uit duizenden. De postbode is langs geweest.
Nieuwe muziekjes zijn geland.
Peter Deschamps, Gonzo Circus, April 2008
(…) Mais l’hiver bien sûr, ce n’est pas ça, ça ne peut pas être que ça.
Au sud de Beirut, à Jaffa, en Israël, il mord apparemment les doigts à mort, si on se fie à ce
que Ruth Rosenthal, la chanteuse (conteuse ? diseuse ?) israëlienne de Winter Family en
rapport : des histoires de quête d’identité, d’insatisfaction et d’inquiétude, qui se passent
dans les jardins, des forêts à ciel fermé, où le végétal, le minéral et l’animal dialoguent
étrangement. Elle dit ces textes en anglais ou en hébreu, et c’est très beau, parfois, d’écouter
une langue qu’on ne comprend pas, portée comme ici par une voix grave, digne, sans
dramatisation surjouée.
Dessous les mots, la musique n’a l’air de pas grand-chose, quelques accords de piano qui
sourdent ou d’orgue d’église tenus, décomposées jusqu’à épuisement de la gamme par un
Lorrain du nom de Xavier Klaine, venu des franges du rock le plus extrême, et ayant ici choisi
d’œuvrer en périphérie du silence. Mais de ce pas grand-chose, de ce silence à peine rompu,
émane une grâce indéniable, en lieu et place de l’ennui qui menaçait. Alors, oui, cet hiver-là
est un peu raide, il ne promet ni le printemps ni des lendemains azurés. Il dégage pourtant une
rare chaleur, mal démentie par des abords réfrigérants.
Avec lui, on n’est pas pressé de voir les arbres bourgeonner.
Dominique A, TGV MAG, January 2008.
Le dialogue entre spoken word et claviers hantés proposé par la mystérieuse Winter Family
fut un autre de ces chocs importants rassemblant Orient et Occident cette année.
(…) Formé entre Tel Aviv et Paris, ce duo entre la poétesse israélienne Ruth Rosenthal et le
musicien français Xavier Klaine ne trouvera aucune étiquette à sa mesure.
On entend sur leur premier album du spoken word accompagné à l’orgue d’église ou
l’harmonium. Fort en intensité et riche en recueillement, spirituel et grave, ce disque n’en
demeure pas moins une réjouissante claire obscure percée çà et là de prodigieuses
illuminations.
Best Of 2007, Les Inrocks, January 2008
(…) Pour Xavier Klaine, organiste de Winter Family, la comparaison est sans appel : « les
fréquences sont magnifiques, chargées en émotion, la dynamique est incroyable et restitue les
nuances avec grâce. On est loin de la glaciation reboostée du CD, son maquillé et présenté
sous cellophane ou de la bouillabaisse de son affligeante du MP3. ». Le musicien estime que
le vinyle permet de resacraliser l’écoute et empêche « de zapper jusqu’à en devenir fou et
détester la musique. L’acte de se lever, de sortir le vinyle de sa pochette, delà poser, tend à
rendre l’écoute laborieuse, donc réfléchie ». Ce premier vinyle, édité à 500 exemplaires et
vendu 5 euros, est accompagné d’un DVD proposant deux courts métrages sur le groupe et
un coupon avec un code unique qui permet de télécharger l’album en mp3 une seule fois.
« L’idée, c’est de faire une sorte d’objet absolu », dit Antoine Viviani. (…)
Marie Lechner, Libération, May 2008.
A la rentrée dernière le label belge Sub Rosa sortait d’un seul tenant les deux maxis de Winter
Family qui circulaient jusque-là sous format cd-r. Le jeune label parisien Marienbad décide à
son tour d’éditer sous format vinyl un florilège de ces anciens morceaux agrémentés de deux
inédits enregistrés l’hiver dernier et que les fans auront déjà pu découvrir en live.
Omaha sur laquelle Ruth Rosenthal laisse échapper de sa bouche, les sons de la guerre :
bombardements, tirs de missiles et autres déflagrations… sans doute de quoi atteindre les
étoiles. Shooting Stars se révèle être ce qui ressemble le plus à une chanson dans le répertoire
du groupe, et ce, malgré l’intervention régulière d’un chant aigu, à mi-chemin entre la triste
mélancolie d’une folle et la chute d’une étoile filante.
Pour le reste, on retrouve avec autant de plaisir cet envoûtant dialogue entre les compositions
hypnotiques de Xavier Klaine, au piano et à l’harmonium, et la voix grave de Ruth. Calmes
mélopées en hébreu, en anglais, dont se dégagent pourtant une incroyable force, une
troublante volonté. Un univers riche, sombre, haletant qui n’est pourtant jamais dénué
d’humour… noir évidemment.
Ruth RosenthalComme il faut savoir vivre avec son temps, Marienbad a l’intelligence de
permettre à l’heureux acheteur de ce vinyl, de pouvoir également le télécharger en mp3 grâce
à un code unique. Mais ce n’est pas tout (non, madame !), en bonus est également joint un
DVD présentant deux autres titres République et New Sun respectivement réalisés par
Philippe Petit et Maïder Fortuné, et, Yael Perlman et Roland Edzard.
D’un côté la mise en scène d’une prestation live dans une église parisienne, l'Eglise SainteElizabeth de Hongrie, de l’autre des images que l’on pourrait croire tirées d’un documentaire
scolaire des années 70, sur le développement (on suppose) d’Israël dans des terres arides,
proche de la Mer Morte. Entre machine de terrassement, tank et plants de tomates grandissant
sous ce nouveau soleil, ce nouveau jour…
Winter Family nous offre ici un bel objet qui nous fera sagement patienter jusqu’au deuxième
album.
Wqw, www.krinein.com
This double album sees Ruth Rosenthal's poetry set to music by her musical partner, Xavier
Klaine. Her words and his music create a delicate whole although moments of black humour
and irony break through the elegiac moods. Winter Family deal with weighty issues from the
most personal to a haunting passage on the Holocaust. Yet this album is surprisingly easy to
listen to, despite the serious nature of the words.
While Rosenthal's poetry is more often than not enthralling, there are times when it does seem
a little amateurish. This tends to be mostly due to her delivery rather than her words, on "Ray
of Light/No Bad Animals" her voice sounds a little off as she tries to instil some drama into
the piece. It does not quite work but it is far from a disaster. Elsewhere, her intonation suits
the poetry far better. On "Auschwitz" she plays the part of a child trying to comprehend the
incomprehensible, "something for grown-ups I guess." Klaine's jaunty piano is a million miles
away from the horror of the concentration camp, much like a child's innocence should be.
Klaine's beautiful arrangements are what make this album work so well. I feel that on its own
the poetry does not really stand up to scrutiny, it is good but for the most part nothing
particularly special (at least when the poems are in English, I cannot comment on the
segments in Hebrew). However, with musical backing the poems are stronger, the weaker
passages have something to anchor to and the already strong passages become magnificent.
Rosenthal's vocals over the harmonium drones of "Psaume" make for a sacred atmosphere; it
is exceptionally beautiful.
Although all of the pieces could have easily fit on one disc, the album has been split into two
rather short chunks across the two CDs. This is probably just as well as Winter Family's
musical poems can be pretty intense. The break between switching over the CDs provides a
welcome breather in the middle of the album. I must admit that by the time the album ends I
am in no rush to put it back on but this is not due to it being bad or difficult, rather that it is a
lot to take in. Overall, Rosenthal and Klaine have created a wonderful document of their
work, it is a very natural and human sounding album.
John Kealy, www.brainwashed.com
Dans un emballage noir corbeau, se trouvé gravée sur deux CD (l’un noir, l’autre blanc) la
magnifique musique intemporelle de Winter Family. Basé à Paris, Winter Family est un duo
composé de Xavier Klaine pour la musique (piano, orgue, harmonium) et de l’israëlienne
Ruth Rosenthal au chant murmuré/parlé et poétique qui fait penser à Laurie Anderson et à
Lucinda Childs pour ce timbre si particulier. Loin des standarts musicaux actuels, les sons
vaporeux et répétitifs du duo émerveillent nos sens, illuminue l’espace et nous transporte vers
les cieux…La vois xde Ruth donne la chair de poule, faisant le même effet que le prmier
visionnage d’Ereserhead de David Lynch. Les textes sont en anglais, en hbreu, en français et
ont pour tire « Aschwitz », « Psaume », « Nous les vivants », « République » : tout un
programme ! Le duo a eu la merveilleuse idée de mettre sur 2 cd leurs compos, permetant
ainsi à l’auditeur de respirer, de prendre l’air comme à la bonne époque du 33 tours, quand il
fallait retourner chaque face.
Pascal Julou, Abus Dangereux, December 2007
Quoi de plus improbable que ce duo réunissant une chanteuse israélienne et un pianiste
lorrain fraîchement diplômé d'un Doctorat de géopolitique, ancien membre d'un groupe de
hard core aux oreilles duquel seuls Berio, Bach et NTM trouvent grâce ?
Un duo unique pour la plus inattendue et la plus belle découverte de 2007.
Plus qu'elle ne chante, Ruth Rosenthal psalmodie, déclame, crie, murmure, des paroles
cabalistiques en anglais ou Hébreu.
Elle est sobrement accompagnée par Xavier Klaine au piano et à l'harmonium, d'où s'extraient
des notes soutenues pour baliser les chemins empruntés par Ruth.
Débarrassée de toutes les scories ornementales, la musique révèle son essence même : ce
qu'elle a en elle de plus brut, vraie, irrécusable. C'est à travers cette musique de retenue et
dénuement quasi ascétique, qu'ils parviennent à nous toucher au plus profond de nous mêmes
et à nous révéler des sensations insoupçonnées.
Au fur et à mesure, ils parviennent progressivement à construire un univers envoûtant, fragile
et splendide. Tous les morceaux, ont leur singularité propre. Ils sont néanmoins reliés entre
eux par un lien ténu mais indéfectible, l'ensemble s'assemblant pour former finalement une
sorte de mobile qui trouverait un fugace équilibre...Tout est suspendu, sensible au moindre
souffle, à la moindre respiration.
Attention, on ne sort pas indemnes de son écoute : comme souvent face à la découverte d'un
univers qui nous est inconnu, on se retrouve chamboulé et abasourdi, mais aussi apaisé, et
simplement heureux. Et que demander de plus à de la musique ?
Si vous voyez, dites le moi, sinon courrez acheter ce disque.
Paul de Witasse, www.culture-sens.fr
The evening started with the duet 'winter family'. This duet proposes an original form, the
music on piano and harmoniums by the French Xavier Klaine who develops dark melodies,
often repetitive and hypnotic, exploiting the climates and the intensities, highlights the texts
of Ruth Rosenthal. Between poetry and tale the young Israeli with the low voice invite us to
her, often, black but not without an irony, world. The musicality of the words seizes you by
the emotions even without understanding all. However the relevance of this writing allures.
The use of Hebrew in their repertoire put timelessness, and a total magic. Without any doubt,
Winter Family is one of the revelations of this festival
Wqw, indiepoprock.net
…Des orgues et des cloches (il faut oser utiliser ces instruments connotes) grondent, mêlés à
une voix feminine atmosphérique (la musique est du duo Winter Family)…
Rosita Boisseau, Le Monde.
...Xavier Klaine's piano is slow, heavy and the ambiance is dark. Ruth Rosenthal tells us her
stories marked by certain gravity, often speaks of loss and forgetfulness. We understand that
winter family is not here to amuse us, they
truly live their universe and make one with their music, and that's a pleasure to see. The songs
are chain to each other in a slow rise until the tension reaches its climax. The Piano is
minimalist, repetitive and touching; during the words fight their way and flows in a stream
without ending, shivers our spines. Afterwards a drummer joins to give a hand on one of the
songs, and Xavier passes to the harmonium. Winter family stays an excellent discovery that
we were happy to see over and over again.
Fabrice Allard, Etherreal.com
"I WAS BORN IN THE SPRING, THAT'S WHY, IT TOOK ME SO LONG TO FIND, MY
REAL FAMILY, MY TRUE FAMILY, MY WINTER FAMILY." The lines above are a
marvelous and condensed example to the gentle poetry of Ruth Rosenthal (which is spoken by
her during the concert), poetry that become violent and desperate from time to time, but never
loses its stable tone and the softness of the speaker's voice. These texts are the passenger
taking a ride on the music of xavier Klaine: held up tones, with inner rhythm, where each
sound holds the tale of the sound before, a sort of raging waterfall in slow motion. The duet of
Ruth and xavier is magical: not in the childish sense, of chubby fairies with magic sticks. The
magic of Winter Family reminds dark forests, in which unknown creatures leads you to wild
paths, light and shadow deceives you and fear controls you, together with curiosity and a
sense of mystery. Who ever dares to enter this enchanted thicket, to give in to the
concentrated music and to those texts – full with tenderness and rage, self humor and
surprising twists and with a critic point of view– will go through a rare experience, which
demands an attentive listening, and which gives you a feeling of walking through some
primeval adventure, that leaves you speechless, with strange flickers in front of your eyes and
with widened pupils.
Masha Zur-Glosman, 360°.
Winter Family is a duet between Israeli artist Ruth Rosenthal and French musician Xavier
Klaine. Using an assortment of keyed instruments Klaine provides musical backdrops to
Rosenthal's spoken texts. Unlike a great many spoken word albums, this body of work has an
undeniable emotive resonance, thanks in no small way to Klaine's beautiful way with
melody, but on top of that Rosenthal's voice carries a considerable resonance, alternating
between a forthright expressiveness and a delivery bordering on cold detachment. In either
case, it's captivating stuff. From the simple yet massively effective piano opener 'Salted Slug'
to the vast pipe organ and echo of 'Nous Les Vivants' the duo succeed in stretching a
potentially very limited arrangement far beyond the expected constraints and make a hugely
compelling album in the process. Highly Recommended.
www.bookmkat.com
Winter Family is a very interesting spoken word (Hebrew/English) and music duo, kind of
like Abaton's own Emerald Tablets, but with contemporary poetry instead of ancient mystical
texts. Ruth Rosenthal interprets her own words beautifully with supple gestures and a richly
intonated voice. Her partner, Xavier Klaine, has an excellent touch on the piano. It's quite
clear that he's an accomplished pianist, but he understands that Ruth is the duo's star, so he
fills in for her minimally. Catch Winter Family while you can: Thursday night at 9:00 at
Goodbye Blue Monday in Bushwick. They're in from Paris (via Israel), so you might not have
another chance for some time
Lauri Bortz and Mark Dagley, Abaton Book Company.
‘Spring is already gone where are you?’ / ‘I was born in the spring, that's why,
it took me so long to find my real family, my true family, my winter family’
a duet of spokentext & music" c'est ainsi que se présente Winter Family,
duo franco-israëlien né de la rencontre entre Xavier Klaine et Ruth Rosenthal quelquepart du
coté de Jaffa. Quelque échanges musicaux plus loin,
ils affirment un univers fort et captivant qu'ils dévoilent sur deux maxis distincts mais à
l'indispensable complémentarité : l'un noir, l'autre blanc. Des lignes de piano minimales et
souvent répétitives créent un univers aux atmosphères sombres et romantiques. Des nappes
d'harmonium, parfois d'orgue, flottent en climats contemplatifs à l'intérieur desquelles le
timbre grave de Ruth prend une teinte d'une rare profondeur. L'écriture est subtile, souvent
noire,
elle manie l'ironie par pointes sensibles, symboles et paraboles toutes en nuance. Jouer avec
nos sentiments dans une intemporalité envoûtante,
accentuée par une utilisation régulière de l'hébreu.. Cette troublante musicalité des mots se
trouve soutenue par la maturité d'une vois marquée par la vie,
son passé, son histoire, et développé une charge émotionnelle qui ne peut laisser indifférent.
Magie de la musique essence des mots, importance de l'instant,
Winter Family est une rencontre ou chacun met en relief le travail de l'autre,
dans un équilibre parfait. Serein, habité, intense et riche.
Matthieu B. Michon, Elegy Magazine.
Winter Family, duo formado pela artista israelita Ruth Rosenthal e o músico francês Xavier
Klaine, é um projecto de poesia e música criado em Jaffa em Janeiro de 2004. Enquanto Ruth
escreve os seus textos (em inglês e hebraico), Xavier compõe os trechos de piano e órgão
(entre outros instrumentos acústicos). Lembrando por vezes Laurie Anderson, e por outras
Golden Palominos (especialmente no álbum "Dead Inside"), o resultado não deixa de ser uma
surpresa: uma parede de emoções, uma densa e melancólica construção sonora onde a
intensidade dos textos é reforçada pela música de Xavier. Seja em "Auschwitz", onde o
obviamente triste tema contrasta com uma alegre melodia de piano, ou no mais poderoso
"Psaume", onde, ainda que imperceptível (é cantado em hebraico), o tema gira à roda da
magia e da religião, ou ainda em "So Soon", com um trecho minimalista de piano e órgão,
onde a transição entre o hebraico e o inglês atribuem a toda a peça um misto de magia e
sedução, e o escuro e o claro se conjugam de um modo quase mítico; em "Winter Family"
vamos encontrar um crescendo de sensações e experiências, chegando a um clímax final sem
precedentes...
www.ananana.pt
the slow, deliberate storytime speaking voice of Israeli artist Ruth
Rosenthal is neither gimmickry nor coyness nor innocence-as-politics.
Her child-friendly animated whimsy isn't a cuddle-party (see
CocoRosie); it's not looking for a hug, group or otherwise (see
Lavender Diamond). It's a weapon, using a sense of mystery and
curiosity as a way to approach big issues and a near-goth feeling of
unfolding despair. The debut Winter Family release combines her
whispered words with the reverb-heavy piano of Xavier Klaine—one hour
of music packaged as deluxe fold-out double-disc digipak thanks to Sub
Rosa. It's packed with songs that make heartache and loneliness sound
like dispatches from muddy-toed garden romps (Winter Family's imagery
dwells heavily on gardens and the things you find in them), profound
desolation for when you're staring at an earthworm and pondering the
mysteries of existence.
This song, like many of their songs, is an extended metaphor told like
a story. A snowglobe is held by a child with childish amazement ("I've
got a toy. I've got a magic bubble") and remembered by an adult with
adult puzzlement ("It was a see-through bubble—I don't know the name
of these"). Every morning when she goes to play with the snowglobe,
there's dead people inside. It's ultimately about power, injustice and
confusion—the song is called "Auschwitz" after all. It's a
much-needed, more-questions-than-answers song, a mystified reaction to
any act of evil committed by governments or individuals, past or
present. Sad and haunting, but digestible like a three-minute radio
number. It fits gorgeously with other new-noise spoken coo like
indie-goopers Kirsten Ketsjer or politipunk no-agers Gowns, but (maybe
it's their Sub Rosa ties or their church shows) Winter Family somehow
feel more grown up, more genius grant, more self-reflective Laurie,
more Ritalin-slowed Diamanda. Christopher R. Weingarten,
www.paperthinwalls.com

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